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Zelda : The Wind Waker

Zelda : The Wind Waker - un océan de couleurs pour un Zelda à contre-courant.
Genre : Action / aventure. Joué sur GameCube (et Wii U).

Wind Waker, c’est le Zelda qui s’est fait juger avant même d’être joué. À sa sortie, tout le monde voulait un Ocarina of Time plus sombre, plus réaliste, plus adulte. Nintendo a répondu avec un Link cartoon, des couleurs saturées et un océan infini. Mauvais timing, mauvaise compréhension, mauvaise foi collective. Avec le recul, Wind Waker apparaît pour ce qu’il est vraiment : l’un des Zelda les plus cohérents, les plus sensibles et les plus élégants de la série.
Le ton est clair dès le début: l’aventure n’est pas épique au sens classique, elle est maritime, contemplative, parfois mélancolique. Naviguer sur la Grande Mer c’est accepter le vide, la lenteur et la solitude. On passe plus de temps à voyager qu’à combattre, et c’est précisément là que Wind Waker trouve sa personnalité. C’est un Zelda qui laisse respirer son monde.
Zelda : The Wind Waker
Le gameplay reste du pur Zelda : donjons solides, énigmes lisibles et progression claire. Mais tout est filtré par la direction artistique: le cel-shading transforme chaque animation en dessin animé vivant. Link est expressif, presque théâtral. Chaque regard, chaque geste raconte quelque chose. Les combats sont simples mais fluides et dynamiques, les objets (grappin, feuille Mojo, arc…) sont utilisés intelligemment, et les donjons, sans être tous mémorables, sont globalement inspirés.
Zelda : The Wind Waker
Techniquement Wind Waker était en avance sur son temps. Là où d’autres jeux 3D ont vieilli brutalement, lui reste intact. Les couleurs, les animations, la lisibilité : tout tient encore debout aujourd’hui. Et l’OST… difficile d’en parler sans tomber dans la nostalgie. Des thèmes joyeux, marins, parfois mélancoliques, qui collent parfaitement à cette idée d’aventure légère en surface mais plus profonde qu’il n’y paraît. Le thème des crédits (quel nom pourrav pour un morceau si magistral...) fait probablement partie de mon top 20 des ziks de JV.
Le jeu n’est pas parfait. La quête de la Triforce en fin d’aventure casse le rythme, certaines îles sont sous-exploitées, et l’océan peut sembler vide. De plus il est maintenant connu que le jeu a été amputé de quelques donjons supplémentaires.

Zelda : The Wind Waker
En vrac : direction artistique intemporelle, ambiance maritime unique, navigation contemplative, donjons solides, OST mémorable, fin un peu étirée, un Zelda incompris devenu culte.
Note : 9/10

Zik : Outset Island

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