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Zelda Link's awakening

Zelda : Link's Awakening – Hyrule était déjà pris.
Genre : A-RPG / aventure. Joué sur Game Boy.

Zelda Link's Awakening ? Retirez Hyrule, Ganon, la Triforce et même la princesse Zelda, enfermez Link sur une île paumée au milieu de l’océan, et voilà. Sur le papier, Nintendo aurait pu se contenter d’un petit Zelda portable, histoire de faire patienter les joueurs. À la place, ils ont pondu (l'oeuf wink wink) l’un des meilleurs épisodes de la série.
Et pourtant, la Game Boy n’était pas franchement le support rêvé pour une aventure de cette ampleur. Du gris, un écran minuscule et une résolution limitée. Mais dès les premières minutes, on oublie tout ça. L’île de Cocolint possède une vraie personnalité, avec ses villages, ses personnages barrés et surtout cette sensation permanente que quelque chose cloche. On est dans un Zelda, mais pas tout à fait. Et plus on avance, plus cette étrange sensation devient importante.
Zelda Link's Awakening Zelda Link's Awakening
Le gameplay, lui, reste du Zelda pur jus : exploration, donjons, objets qui débloquent de nouvelles possibilités, secrets à dénicher et boss à envoyer ad patres. Tout est incroyablement bien construit. Chaque nouvel objet donne envie de retourner voir ce qu’on avait laissé derrière soi, et chaque détour peut cacher un morceau de cœur, une coquille ou un passage secret. C'est simple, efficace et surtout parfaitement adapté à une console portable.
Zelda Link's Awakening Zelda Link's Awakening
Mais ce qui fait vraiment la différence, c’est l’ambiance. Link’s Awakening possède quelque chose de doux et de mélancolique que les autres épisodes n’ont pas forcément. Derrière ses personnages rigolos, ses clins d’œil improbables à Mario ou Kirby et ses situations parfois complètement absurdes, il y a cette petite musique de fond qui nous rappelle que tout ceci n’est peut-être qu’un rêve. Et forcément, quand on connaît la destination, certains moments prennent une autre saveur. Techniquement, c’est impressionnant. Les développeurs ont réussi à faire rentrer un véritable Zelda dans cette petite cartouche sans donner l’impression de jouer à une version au rabais. La musique est excellente, les sprites sont bourrés de personnalité et le monde regorge de détails. Oui, l’écran est petit. Oui, on change de zone toutes les trois secondes. Mais franchement, on lui pardonne tout.

Et puis il y a l’OST, qui fait partie intégrante de l’histoire. Les huit instruments des Sirènes ne sont pas de simples objets à récupérer comme dans beaucoup de Zelda : ils servent réellement à préparer le réveil du Poisson-Rêve. À chaque donjon, on récupère un nouvel instrument et, petit à petit, on rassemble la mélodie qui permettra à Link de sortir de Cocolint. C’est tout bête, mais ça donne une vraie cohérence à l’aventure : pendant tout le jeu, on ne fait finalement qu’une seule chose, réunir les morceaux nécessaires pour jouer la musique qui va réveiller le rêve. Et quand tous les instruments sont réunis, on comprend que tout ce qu’on vient de faire depuis le début nous amenait simplement à ce moment-là.
Zelda Link's Awakening Zelda Link's Awakening

Link’s Awakening, c’est le genre de jeu qui aurait pu être une simple adaptation portable et qui devient finalement une aventure à part entière. Un Zelda différent, plus intime, parfois drôle, parfois étrange, avec cette sensation de quitter un endroit qu’on aurait finalement aimé ne jamais quitter.

En vrac :Une OST exceptionnelle, des donjons excellents, des personnages mémorables, une tonne de secrets, des références complètement improbables et un scénario qui sait être drôle puis, sans prévenir, beaucoup plus touchant. Le système de pêche est probablement là uniquement pour nous faire perdre du temps. Et oui, les échanges d’objets sont toujours aussi absurdes.
Note : 9,5/10

Zik : Thème des crédits
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