Zelda : Link's Awakening

Zelda : Link's Awakening – Hyrule était déjà pris.
Genre : A-RPG / aventure. Joué sur Game Boy.
Zelda Link's Awakening ? Retirez Hyrule, Ganon, la Triforce et même la princesse Zelda, enfermez Link sur une île paumée au milieu de l’océan, et voilà. Sur le papier, Nintendo aurait pu se contenter d’un petit Zelda portable, histoire de faire patienter les joueurs. À la place, ils ont pondu (l'oeuf wink wink) l’un des meilleurs épisodes de la série.
Et pourtant, la Game Boy n’était pas franchement le support rêvé pour une aventure de cette ampleur. Du gris, un écran minuscule et une résolution limitée. Mais dès les premières minutes, on oublie tout ça. L’île de Cocolint possède une vraie personnalité, avec ses villages, ses personnages barrés et surtout cette sensation permanente que quelque chose cloche. On est dans un Zelda, mais pas tout à fait. Et plus on avance, plus cette étrange sensation devient importante.


Et puis il y a l’OST, qui fait partie intégrante de l’histoire. Les huit instruments des Sirènes ne sont pas de simples objets à récupérer comme dans beaucoup de Zelda : ils servent réellement à préparer le réveil du Poisson-Rêve. À chaque donjon, on récupère un nouvel instrument et, petit à petit, on rassemble la mélodie qui permettra à Link de sortir de Cocolint. C’est tout bête, mais ça donne une vraie cohérence à l’aventure : pendant tout le jeu, on ne fait finalement qu’une seule chose, réunir les morceaux nécessaires pour jouer la musique qui va réveiller le rêve. Et quand tous les instruments sont réunis, on comprend que tout ce qu’on vient de faire depuis le début nous amenait simplement à ce moment-là.

Link’s Awakening, c’est le genre de jeu qui aurait pu être une simple adaptation portable et qui devient finalement une aventure à part entière. Un Zelda différent, plus intime, parfois drôle, parfois étrange, avec cette sensation de quitter un endroit qu’on aurait finalement aimé ne jamais quitter.
En vrac :Une OST exceptionnelle, des donjons excellents, des personnages mémorables, une tonne de secrets, des références complètement improbables et un scénario qui sait être drôle puis, sans prévenir, beaucoup plus touchant. Le système de pêche est probablement là uniquement pour nous faire perdre du temps. Et oui, les échanges d’objets sont toujours aussi absurdes.
Note : 9,5/10
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