Sonic R – le hérisson de la Saturn qui courait après le soleil.
Genre : Course / Plateforme. Joué sur Saturn.
Sonic R, c'est un jeu qui n'aurait jamais dû fonctionner... mais sur moi ça a pris. Découvert gamin à l'époque, il fait partie de ces jeux qui ont laissé une empreinte un peu étrange : objectivement bancal, parfois franchement bizarre, mais avec une ambiance et une personnalité difficilement oubliable.
On choisit son personnage (Sonic, Tails, Knuckles, Amy et compagnie, chacun avec sa vitesse et sa maniabilité) et on fonce sur cinq circuits, pas un de plus. C’est court, c’est même un peu maigre sur le papier. Mais chaque tracé cache des chemins alternatifs, des anneaux planqués, des personnages à débloquer en accomplissant des petits défis. Radiant Emerald, Regal Ruin, Resort Island... Ces niveaux ont une gueule. C'est coloré, lumineux, parfois complètement improbable et ça respire le Sonic des années 90.

Visuellement, la Saturn s’en sort plutôt bien avec ses grands espaces ouverts et ses couleurs qui claquent. Mais ce qui fait vraiment Sonic R, c’est l’ambiance : cette impression d’été perpétuel, de terrain de jeu ensoleillé où tout le monde a l’air content d’être là. Et puis il y a la musique. Impossible d’en parler sans s’attarder dessus : c’est chanté, c’est too much, c’est complètement improbable pour un jeu de course... et ça fonctionne à fond. On s’y attache bêtement, on les fredonne encore des années après. Et c'est probablement l'un des gros points forts du jeu : Sonic R possède une identité musicale tellement forte qu'elle lui survit largement.

Bon. Par contre, la maniabilité... Sonic R est un jeu où Sonic peut courir à Mach 12 mais donner l'impression d'avoir des roulettes sous les pieds dès qu'il faut tourner. Les collisions sont parfois incompréhensibles, certains sauts sont pénibles à jauger et la caméra peut décider qu'elle préfère admirer un mur plutôt que te montrer où tu vas.
Et les personnages ne sont pas tous égaux. Sonic est rapide, Tails vole, Knuckles plane et les autres ont leurs propres particularités, mais certaines courses peuvent rapidement devenir un joyeux bordel où l'on ne sait plus vraiment si l'on est en train de maîtriser le jeu ou simplement de négocier avec sa physique.
Mais même ces défauts participent presque à son charme.

Parce que Sonic R est bizarre.
Ce n'est pas Sonic 3D. Ce n'est pas Mario Kart. Ce n'est même pas vraiment un jeu de course traditionnel. C'est une expérience étrange coincée entre le platformer Sonic, le jeu de course et le jeu d'exploration.
Et gamin, cette liberté me suffisait largement.
Je pouvais passer un après-midi entier à chercher un personnage, un passage caché ou un Chaos que je n'avais encore jamais trouvé. Aujourd'hui, je vois surtout les limites du jeu.
En vrac :une OST exceptionnelle, des circuits qui donnent envie d'explorer, beaucoup de secrets, une ambiance très "Sonic 90's", des personnages à débloquer et une bonne rejouabilité. Mais aussi une caméra parfois aux fraises, une maniabilité spéciale, des collisions douteuses et une durée de vie qui peut sembler assez courte si on ne cherche pas à tout débloquer.
Note : 7/10
Zik :
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